APE ou pas APE ?

Ibrahima Kebe, Dakar, Janvier 2008

Le Sommet des chefs d’Etat d’Europe et d’Afrique s’est réuni en décembre à Lisbonne. A l’ordre du jour, les Accords de Partenariat Economique (APE).

Ibrahima Kebe, Dakar, Janvier 2008

Pour respecter les règles de l’Organisation Mondiale du Commerce, les APE sont sensés remplacer les accords de coopération ACP (Afrique-Caraïbe-Pacifique) qui règlent depuis des décennies les relations commerciales entre l’Europe et ses anciennes colonies. Les ACP étaient équilibrés en ce sens qu’ils permettaient aux produits tropicaux d’accéder au marché européen sans trop d’entraves, tandis que les marchés des pays ACP restaient protégés par des droits de douane d’importations européennes subsidiées et/ou trop bon marché. Sans ces protections douanières, nombre d’activités locales risquent de disparaître, car elles ne pourront résister à des importations à des prix de dumping de poulets européens, céréales, etc…

A Lisbonne, le président Wade du Sénégal a dit non aux Accords de Partenariat Economique proposés par l’Europe dans de telles conditions. Il a été suivi par la majorité des chefs d’Etat africains. L’Europe n’a certes pas renoncé et essaie maintenant de conclure des accords bilatéraux, pays après pays.

Le lundi 17 janvier à Dakar, il y avait une manifestation d’agriculteurs et artisans anti-APE et de soutien à la position du président WADE et des autres dirigeants africains.

Ibrahima Kebe s’est transformé en reporter de la manifestation du 7 janvier à Dakar. Mais à Bruxelles, le 11 janvier, plusieurs milliers de manifestants africains partaient de la place Van Maerlant pour monter à l’assaut (coloré et convivial) du Berlaymont, le siège-forteresse de la Commission Européenne.

La conclusion est celle d’Ibrahima:
NON AUX APE – accords de partenariat économique
OUI AUX APD – accords de partenariat au développement