Ariane et ses amours malheureux

Hier soir, Ariane me fit savoir qu’elle n’avait toujours pas retrouvé son amour platonique.

Je la sentis agacée et son visage se déconfit telle une vieille figue, quand elle apprit mon éphémère bonheur d’avoir trahi Pénélope, ma promise.

La fidélité qu’en écrire!!

La légende vous ordonnera de croire en la loyauté sans faille de Pénélope face à ses cent huit prétendants. Et moi Ulysse, je fonds devant une sirène.

Le mât, mes liens, mon cérumen particulièrement onctueux, rien n’arrêtera mes basses pulsions.

Ariane, cette petite peste, fille d’un roitelet crétois, ose me toiser de son regard de myope écervelée. Et là, me jette à mon noble visage une réflexion, issue de son huitième neurone:

« Nous venons de quitter le forum du Quartier Léopold, consacré à la détermination du sexe des anges, mais interroge-toi sur celui de ta sirène ».

J’ai quitté la Place du Luxembourg, à minuit douze, fort dépité.

Ariane répond sur son blog