Au passé ….

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Au fil de mes lectures, j’ai lu un petit passage qui pourrait intéresser les habitants du quartier. C’est un extrait du livre de Stanislas-André Steeman,  » La maison des veilles « , publié dans sa première édition en 1936 . Je vous transcris le quatrième de couverture afin de camper l’action.
«  L’immeuble bruxellois où habite l’inspecteur Côme ne s’anime vraiment que pendant la soirée. Mais ce soir-là un coup de feu. Dans un placard, le cadavre d’un inconnu. Lequel des locataires soupçonner ? Quelles intrigues et quels secrets se cachent derrière les portes de ces dix appartements ? … »
L’extrait qui nous occupe, se situe au tout début du roman, Steeman campe les personnages et lieux du roman.

extrait:

 » Joseph Côme avait levé le col de son pardessus et allumé sa pipe. Il prit à droite, remonta l’étroite rue d’Edimbourg jusqu’à la chaussée de Wavre. Là, il était au cœur de la lumière et du bruit. Rasant les murs, moins à cause de l’averse que des parapluies, il alla d’étalage en étalage jusqu’à celui de la grande librairie qui fait le coin de la rue de la Paix, s’y attarda. Des passants le bousculaient mais il n’en avait cure. Finalement, il poussa la porte vitrée, tapissée de magazines, acheta un journal du soir qu’il fourra, plié en deux, dans une poche intérieure de son pardessus, sans lui accorder un coup d’œil.

 Bonsoir, Monsieur Côme.

Il était déjà dehors. La pluie tombait plus dure, plus oblique. Sans trop s’en rendre compte, il refaisait un chemin cent fois parcouru. Au croisement de la chaussée de Wavre et de la rue du Trône, un monsieur à barbiche lui demanda du feu et,en ayant obtenu, enfonça davantage son chapeau sur ses yeux. Pour remercier. Joseph Côme descendit jusqu’à cet endroit de la chaussée, proche de la rue du Viaduc, qui enjambe les voies du chemin de fer partant de la gare du Luxembourg et, debout près du parapet, contempla longuement l’entrelacs des rails. Un train passa et la fumée de la locomotive, rabattue par la pluie, ondula, indécise, au niveau de la rue, avant d’être chassée par un coup de vent vers les jardinets lépreux des maisons proches.
Quand Joseph Côme se remit en marche, la demie de six heures sonnait, au couvent des Pères du Saint-Sacrement. Il s’engagea dans la rue Wiertz, dont il aimait l’aspect désolé, contourna la gare et regagna la rue du Champs-de-Mars par le plus court……  »

L’adresse de l’inspecteur Côme:
9, rue du Champs-de-Mars

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