Chronique footballistique .

Saint Jean Baptiste peint par Léonard de Vinci, vers 1514

Saint Jean Baptiste peint par Léonard de Vinci, vers 1514

Jean- Baptiste était-il présent ce dimanche, au stade Roi Baudouin. Supporter d’Anderlecht, s’adressant aux gantois ou vice versa. Ce geste est appelé « digitus impidicus », on y trouve trace dans un texte d’Aristophane. Il avait une connotation injurieuse, un des héritages de la civilisation greco-romaine à notre monde contemporain. Je n’ai rien contre Jean-Baptiste, prophète, féru d’ablution et victime de la perfidie féminine. Suite à une longue dance lascive, Salomée convainquit et séduisit le gouverneur. » Demande-moi ce que tu voudras ….. ce que tu demanderas je te le donnerai, fut-ce la moitié de mon royaume « . Salomée avait un compte personnel à régler avec Jean-Baptiste et voulait venger sa mère. Elle demanda donc, la tête de Jean-Baptiste sur un plateau. Chose dite, chose faite.
Caravage. Salomée et la tête de Saint Jean-Baptiste

supporter_masculin.jpg Une idée foudroie mon esprit scélérat et salomée-ien. Si on romançait et politisait l’histoire. Imaginons un chippendale séduisant Joëlle et celle-ci réclamant la tête de Didier. Vu mon ah-politisme,une autre version. Une supportrice du Standard pourrait faire tourner la tête d’ Yves et exiger la décollation de madame Joëlle. Un constat, la gente politique semble adorer le ballon rond ainsi que les têtes qui roulent.SUPPORTER_Feminin.jpg