Cinéma

Parc d'attraction, Moscou, 2000, Nathalie Melis

De temps en temps, je loue un dvd que je regarde sur le petit écran de mon ordinateur portable. Il y a peu, j’ai découvert avec horreur « Mon fils à moi » (par Martial Fougeron), l’histoire d’une mère (Nathalie Baye) qui kidnappe la vie de son fils alors qu’il s’engouffre dans la puberté. La mère castratrice en pleine action.

La lettre d’amour (et de haine) de Fernando Arrabal à sa mère, même si elle s’inspire d’un contexte particulier*, avait réjoui mon adolescence. Maintenant que je suis devenue mère, j’en pleurerais. Et si je me transformais en une pieuvre collante jamais rassasiée de maternité?

Quoiqu’il en soit, à toutes les mères qui se torturent les méninges en écoutant les milliards d’émissions radio, articles de presse, et autres études grand public sur les déviances relationnelles mère-fils, je déconseille « Mon fils à moi ». Lisez plutôt le huitième épisode de Gare du Luxembourg, il est très cinéma.

Parc d'attraction, Moscou, 2000, Nathalie Melis

*Il l’accuse d’avoir dénoncé son père, qui fut condamné à perpétuité en 1937, sous l’Espagne franquiste, pour « fidélité envers la démocratie ».