La photo témoin

Vue aérienne du pont Wavre en 2006 (photo Infrabel)

La photo aérienne ci-dessous fait partie de la présentation Powerpoint d’Infrabel, à la réunion d’information avec les riverains du 31 janvier 2008.

C’est la « photo-témoin » avant travaux. En fait, elle a été prise en 2006. Au centre de la photo, le mail du Parlement européen, encore utilisé come parking provisoire par la SEL. C’est sur le mail, dont la SEL est toujours propriétaire et donc responsable, que sera tracé un cheminement piétonnier de +/- 3m de large. Le Bourgmestre d’Ixelles a dû prendre à cet effet un arrêté « d’expropriation » de la SEL. Il est étonnant que l’on en arrive là en janvier 2008. En effet, la Commune d’Ixelles et la Région ont signé avec la SEL le 6 mars 2002, une convention selon laquelle la « dalle », ou mail du Parlement Européen, serait cédée par la SEL à la Région.

Le mail est terminé par la SEL et bien terminé. En fait, contractuellement, il devait être livré comme espace public accessible à tous, dès 1996 selon la convention originelle SEL-Région du 26 juin 1988. Alors que le mail est achevé depuis des mois, pour des questions financières et de gestion non résolues, mais sur la table dès 1988, et soit disant réglées contractuellement le 6 mars 2002, la partie du mail attenant à la chaussée de Wavre, aux rues Wiertz et Godecharle n’est toujours pas ouverte au public. Ceci représente une perte d’agrément, et surtout d’utilité pour les riverains. De plus, l’état actuel du mail, à peine protégé par des barrières mobiles, est source d’insécurité pour tous et d’abord pour les riverains. Certains y accèdent tout de même, malgré les barrières et/ou s’y réfugient. Sans parler des accidents toujours possibles sur des espaces mal protégés par lesdites barrières.

Vue aérienne du pont Wavre en 2006 (photo Infrabel)

Toujours au centre de la photo, en pointillés jaunes, le périmètre du chantier. Le problème que nous voyons est que les entreprises sous-traitantes et les impétrants (sociétés concessionnaires d’électricité, eau, télécommunications) dépasseront ce périmètre. Il s’agira notamment de manœuvrer leurs engins de génie civil, de parquer ceux-ci, d’entreposer leurs matériels et matériaux, etc… Dès lors, le périmètre exact reste à définir, et des précautions strictes devront être prises à ce sujet, comme l’implantation de palissades solides et non mobiles, pour assurer la sécurité de tous.

Nous aurons l’occasion de revenir sur ces questions. La période de préparation du chantier est bien évidemment cruciale pour assurer la sécurité de tous, prévenir les accidents et les nuisances et y remédier.

Quoiqu’il en soit, le Comité de Suivi institué par la Convention du 6 mars 2002 entre la SEL, Ixelles et la Région se réunit le 15 février 2008 (à 9h, au 15-17 rue Godecharle, au siège de la SEL). La coordination entre le chantier conduit par la SEL pour la construction de l’immeuble D5 du Parlement Européen (rue de Trêves) et le nouveau chantier du pont Wavre sera évidemment à l’ordre du jour. Infrabel aussi bien que l’AQL insisteront conjointement sur l’objectif de la sécurité, comme ils en ont convenu publiquement au cours de la réunion d’information du 31 janvier.

Ce sera également une occasion de transmettre à Infrabel, à son entreprise de construction Valens et aux sociétés concessionnaires l’expérience engrangée par la SEL comme par les riverains en ce qui concerne la construction de la dalle dans les années 1990. A ce propos, l’AQL n’a jamais compris ni accepté à ce jour le retrait de la SNCB de l’opération de rénovation du pont Wavre par la SEL à l’occasion de la construction de la dalle du Parlement, c à d d’un pont de bien plus grande envergure que le présent ouvrage. On aurait épargné aux riverains, aux commerçants, au Parlement et au Muséum les 20 mois de travaux à venir. Un permis de bâtir avait pourtant été déposé en bonne et due forme, l’enquête publique avait été menée, et c’est au cours de la Commission de concertation d’Ixelles que la SNCB s’est retirée. Elle ne s’est jamais excusée, ni expliquée. C’est peut-être de la vieille histoire mais ces 20 mois de travaux à venir en sont le résultat.