Nécrologie : J.D. Salinger

Jerome David Salinger

Jerome David Salinger

Il y a belle lurette que Salinger est mort.

Erreur.

Lurette dites vous ?

Au dix-neuvième, on parlait d’ heurette, une petite heure. Une déformation en fit lurette, à savoir une durée indéterminée. Il y a du vrai, Salinger a quitté la vie sociale et mondaine en 1954 et vécut en reclus jusqu’à son décès ce 27 janvier 2010.

Cela fait deux mois que je dois publier un article sur Salinger, coller à l’actualité n’est plus mon fort. Déconnecté du réel, de votre espace- temps et même du mien. Je m’observe tel un rat de laboratoire, m’exaspère, me complait. J’ai aimé Salinger et ne sait si cette passion serait identique aujourd’hui. Ce que je suis est un peu, le fait de l’écrivain. D’autres turlupinèrent mon esprit comme Hermann Hesse et son « Loup des steppes  » et « Siddhartha », Malraux et « La condition humaine », Sartre et « La nausée » , Rimbaud et son « Ode au trou du c..  » ….

Des écrivains qui marquent l’adolescence, le mal-être des premiers poils de la raison, sentir que l’on est plus enfant et angoisse du monde adulte. Salinger a répondu à mes petites inquiétudes existentielles, je ne me sentais plus seul, je me reconnaissais en Holden Caulfield, héros de l’Attrape-coeur (60 millions d’exemplaires) …….. étrange la vie ……… je n’ose relire ce que j’ai aimé de peur de le haïr et de me désavouer . Je n’irais pas cracher sur sa tombe.
Salingerpére et fille: Salinger - j'aime pas sa fille