Rencontre européenne

Place du Luxembourg, photo de Marc Schmitt, août 2002

La chance nous a souri ce midi : nous prenions un bain de soleil hivernal aux pieds de John Cockerill, place du Luxembourg, quand une sympathique Espagnole nous a invité à manger…italien.

Motif: Oscar aurait les mêmes yeux que son amoureux irlandais, récemment muté au Panama. De mon côté, je me disais qu’en la cuisinant un peu, j’obtiendrais peut-être quelques informations sur l’homme de la gare, le chevalier de mes songes que j’ai désormais surnommé Edouard. Qui sait, c’est peut-être un copain à son ami Irlandais?

Cynthia de son prénom travaille depuis quelques années pour un lobby européen non marchand. Elle ne compte plus faire long feu à Bruxelles où le soleil ne brille que par son absence et où il est très difficile de se faire des amis durables quant la plupart des nouvelles rencontres s’envolent ailleurs après six mois de séjour. Je lui ai souligné que la population belge était majoritairement sédentaire, mais elle m’a regardé d’un air étonné. A ce propos, elle nous a avoué qu’elle avait été très perplexe envers notre manque de réaction face à la crise politique. Ce serait en Espagne qu’on se serait déjà tous énervés, s’est-elle écriée d’un air scandalisé.

On aurait pu devenir amis, mais elle se préparait à rejoindre le soleil du Panama. Là-bas il y a beaucoup de Flamands, a-t-elle conclu, des ingénieurs des digues.

Place du Luxembourg, photo de Marc Schmitt, août 2002