Union européene et le club de la grande vérole.

Ne soyons pas béotien, ne parlons plus de vérole, même plus de syphilis mais soyons précieux et énonçons ce mal par le terme adéquat et causal, le trépomène pâle, découvert en 1905 par Schaudinn et Hoffman. Tout langage ayant son code moral, sa syntaxe, son hypocrisie, son politico-sociétiquement correct, et ses raccourcis spipiens, je désignerai la maladie par les deux consonnes T(tréponème) P(pâle). On sait ou croit savoir que la maladie fit son apparition en 1494 à Naples et qu’elle y avait été apportée par des marins espagnols de l’ancien équipage de Christophe Colomb. Charles VIII et ses preux combattants dans la région napolitaine furent la proie du TP.

Après l’aventure napolitaine, nous allons voir l’amour des nations et le respect mutuel entre voisins et nations pour comprendre l’origine du TP.

 Pour le Français, il s’agit du Mal de Naples

 Pour les Italiens, Espagnols,Anglais et Allemands, du Mal français

 Pour les Portugais et Hollandais, du Mal espagnol

 Pour les Ecossais du Mal anglais

 Pour les Polonais du Mal russe

 Pour les Russes du Mal polonais.

 Aux dernières nouvelles, un certain Bart De Wever a voulu déposer un amendement au Parlement européen afin de désigner la maladie comme Mal francophone, mais il fut coiffé sur le poteau par Olivier Maingain parlant du Mal flamand.

 Pour clôturer cet écrit microbe-scopique, penchons-nous sur le cas de quelques trèpomèniens célèbres, soit dit vulgairement jouons à la chronique Closer,Gala et Ici Paris de notre époque.

 Ivan le Terrible, Henri VIII d’Angletere et ses cinq femmes ainsi que son fils Edouard VI, Charles Quint, François I, Charles IX, Henri III et Shakespeare.Un brin de muguet culturel avec Franz Schubert, Robert Schumann ( ouf, c’est le compositeur 1810-1856), Alphonse Daudet, Guy de Maupassant, Jules de Goncourt, Vincent Van Gogh, Georges Feydeau, Donizetti,Henri de Toulouse-Lautrec, pas sûr pour Nietzche et le pape Alexandre VI, mais évident pour Lénine, Mussolini,Smetana et notre bon vieux truand Al Capone comme quoi Eliot Ness, mort d’une crise cardiaque n’aurait pas dû trop s »enerver.

Et bien évidemment votre serviteur atteint de la syphilis baudelairienne.